Italie et fantatique ésotérique
Comme les poètes surréalistes avaient l'habitude de lire leurs poèmes dans des soirées "happy few", les membres du Cénacle du Cygne viennent réciter leurs vers, faire des scénettes, se lancer dans le slam philosophique. Le lieu est toujours le même: le bar underground, "La Cantada".
Jeudi 26 janvier, j'ai lu un texte inspiré par un voyage en Italie, consacré à un lieu insolite: la chapelle Sansevero à Naples. En voici le titre: "La Crypte de Raimondo di Sangro". Un texte bref qui appartient à une branche du fantastique, le fantastique ésotérique. Ce dernier joue sur l'exploitation de faits puisés dans les doctrines de sociétés secrètes ou dans les annales d'une Histoire parallèle. Ce fantastique "intérieur" est proche de ce que l'universitaire Antoine Faivre appelle le "néo-fantastique numineux".
En tout cas, j'ai décidé de participer chaque mois à ce Cénacle qui questionne les genres et les formes du fantastique. (étrange, horreur, utopie etc)
La prochaine séance aura lieu le jeudi 23 février, à partir de 20h30, dans les caves de "La Cantada"...(www.cantada.net)
PS: mon texte sur "La crypte de Raimondo di Sangro" paraîtra dans le n°16 de la revue La Salamandre, dirigée par mon ami Marc-Louis Questin.
http://www.parcheminstraverses.fr/node/3
Une découverte sur la toile...
Toute une série d'anthologies dans le domaine de l'imaginaire qui me fait songer au remarquable travail d'Alain Dorémieux aux éditions Casterman, puis Denoël...
Sorcières, mythes et réalités
Rares sont les expositions consacrées à l'Insolite qui mêlent Histoire et imaginaire. Au Musée de la Poste, jusqu'au 31 mars 2012, le visiteur peut découvrir le vrai visage de la Sorcière.
Un visage réel de guérisseuse, déformé par l'inconscient collectif, vérolé par l'Église au XVIIème siècle.
La visite s'articule autour de quatre points cardinaux: l'imaginaire de la sorcellerie dans la peinture et les écrits; la sorcellerie au cinéma;la chasse aux sorcières, et les pratiques magiques dans les campagnes françaises...
L'exposition se termine par le portrait de Madame P., une envoûteuse du XIXème siècle qui vivait dans la Creuse. Après son décès, les villageois ont retrouvé une collection impressionnante de terres cuites à l'effigie du diable. Une collection qui fera frémir le visiteur...le vaudou n'est pas si loin!





